La juridiction gracieuse a la compétence pour examiner les demandes des contribuables visant à obtenir une mesure de clémence qui entraînerait l’abandon ou la réduction des impôts ou des pénalités qui leur sont imposés.
Les contribuables de bonne foi peuvent solliciter dans certains cas une remise, ou à tout le moins une modération, de leur dette fiscale non professionnelles.
Ces derniers doivent se trouver dans une situation irrémédiablement compromise, ce qui se caractérise par une impossibilité manifeste de mettre en œuvre un plan conventionnel de redressement.
Ces demandes concernent exclusivement les impôts directs, comme l’impôt sur le revenu, ce qui exclut la TVA, les droits d’enregistrement ou encore les taxes de publicité foncière.
Le contribuable peut demander la remise ou la modération des pénalités lorsque ces dernières concernent des impositions définitives, ce qui signifie que les délais de réclamation ou de recours sont expirés ou qu’une décision de justice irrévocable est intervenue.
Lorsqu’elles concernent des pénalités ou amendes sur des impositions non définitives, il peut demander une transaction, sauf dans les cas suivants:
Il est important de noter que la demande gracieuse n’ouvre pas droit au sursis de paiement. Le comptable public est donc autorisé à engager des poursuites pour réclamer le paiement de l’impôt.
Le contribuable doit être vigilant pour respecter les délais de réclamation. Le délai général de réclamation expire :
En cas de refus de la part des autorités, il est possible d’engager un recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif, et ce même sans avoir épuisé les recours hiérarchiques. Le délai du recours pour excès de pouvoir est de deux mois ou quatre mois à compter de la date de notification de rejet de la demande initiale.
Toutefois, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un pouvoir discrétionnaire et que chaque demande est soumise à l’appréciation des différentes situations qui varient en fonction des circonstances.
Il s’avère donc en pratique que les décisions peuvent être bien différentes en fonction de chaque agent. Afin de maximiser ses chances de succès, il est donc plus que recommandé d’établir un dossier solide permettant à l’administration d’avoir une vue fiable sur la situation réelle du client.
Ce dossier sera d’autant plus utile à un potentiel stade contentieux ultérieur en cas de refus de l’administration fiscale.
Ce dossier pourra prendre la forme suivante:
Cependant, afin d’éviter des procédures juridictionnelles longues et couteuses, il sera également possible de recourir à un conciliateur afin de faciliter les échanges.
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