French financial trading watchdog AMF (Autorite des Marches Financiers) headquarters in Paris, France, on October 3, 2007. Photo by Jules Motte/ABACAPRESS.COM Autorite des Marches Financiers Financial Market Authority Conflit Guerre Conflict Illustration Illustration Quartier general QG Head Quarter France Frankreich Ile-de-France Paris | 133383_01
Les entrepreneurs sont assujettis à des obligation d’information strictes à l’égard des investisseurs lorsqu’ils souhaitent lever des fonds. En effet, les investisseurs doivent disposer de toutes les clés avant d’investir, d’autant plus lorsqu’ils sont considérés comme des consommateurs.
Bien évidemment, les levées de fonds en cryptomonnaies (ou « Initial coin offerings », ou « ICO ») n’échappent pas à la règle.
Cependant, les règles diffèrent selon la nature des tokens émis dans le cadre de cette dernière. En effet, l’émission de tokens utilitaires est soumise à la rédaction d’un « whitepaper » tandis que l’émission de tokens financiers (« security token offerings », ci-après « STO ») est soumise à l’élaboration d’un prospectus qui doit être validé par l’Autorité des marchés financiers (ci après « AMF »).
En France, les STO sont fortement réglementées et soumises à la législation relative aux offres au public de titres financiers (dite « Prospectus ») similaire à celle des Initial Public Offerings (IPO), ainsi qu’à la directive européenne MIF2 du 15 mai 2014. Cela signifie que les STO doivent être obligatoirement enregistrées auprès de l’AMF et suivre une procédure de vérification des informations.
Toutefois, il existe des exceptions si elle bénéficie d’une exemption de prospectus. Cette exemption peut s’appliquer à raison de son montant (en vertu du droit national) ou d’une dispense de prospectus à raison de sa nature (en vertu du règlement Prospectus).
Ainsi, notamment, lorsque le montant total d’une offre de titres financiers ne dépasse pas 8 millions d’euros dans l’Union européenne, cette offre n’est pas considérée comme une offre au public soumise à la législation sur les prospectus.
Retrouvez notre article complet relatif à la réglementation Prospectus : https://www.journoud-avocats.fr/prospectus-amf-et-crypto-quand-est-il-exige
Si une offre est soumise à prospectus ou bénéficie d’une dispense prévue par le règlement Prospectus, elle ne sera subordonnée à aucune obligation d’information requise par le droit interne. Si une offre n’est pas soumise à prospectus, chaque État membre pourra prévoir des obligations déclaratives ou d’informations spécifiques.
Les offres de titres faites par un émetteur français d’un montant inférieur à 8 millions d’euros seront donc exemptées de l’obligation d’établir un prospectus mais resteront soumises à la réglementation interne (notamment la réglementation AMF).
Par principe (pour ce qui est de la France), un émetteur qui réalise une offre de titres d’un montant inférieur à 8 millions d’euros doit, préalablement à la souscription ou à l’acquisition desdits titres, communiquer aux bénéficiaires de l’offre un DIS.
Ce DIS devra être déposé auprès de l’AMF par email mais ne nécessitera pas d’approbation de sa part. Ce DIS devra contenir une liste précise d’informations.
La législation française prévoit les mêmes cas de dispenses à l’obligation d’établir un DIS que ceux visés dans le règlement Prospectus (art. 1 § 4). Par exemple, les offres suivantes:
Pour ces offres ouvertes au public d’un montant inférieur à 8 millions d’euros, l’émetteur bénéficie d’une procédure simplifiée. Il peut se limiter à transmettre aux investisseurs, préalablement à toute souscription, un DIS.
Le DIS doit notamment comporter :
Ce DIS, ainsi que les communications à caractère promotionnel se rapportant à l’offre, sont transmis à l’AMF.
Ces documents ne sont pas soumis à un visa de l’AMF comme le serait un prospectus. Ainsi, l’émetteur ne peut pas faire publiquement état d’une quelconque revue ou vérification par cet organisme.
L’AMF peut exiger les communications comportent un avertissement sur certaines caractéristiques exceptionnelles présentées par l’émetteur.
Les offres suivantes sont exclues de ce régime :
L’émetteur doit déposer un dossier composé des documents suivants :
Ce dossier doit être communiqué à l’AMF par courrier électronique sous un format accessible à l’adresse électronique suivante : depotdis@amf-france.org.
Le DIS doit être déposé auprès de l’AMF avant le début de l’offre, c’est-à-dire avant toute souscription. Les communications à caractère promotionnel doivent être, de leur côté, communiquées à l’AMF avant leur diffusion.
La régularité d’une offre peut être remise en cause par un de ses bénéficiaires directement auprès de l’AMF.
L’AMF peut sanctionner le non-respect caractérisé des exigences d’informations. Ces sanctions vont de l’amende à la nullité de l’offre, pour les défauts d’information les plus graves.
Nous sommes à votre entière disposition pour rédiger et déposer votre DIS dans le cadre de votre levée de fonds en cryptomonnaies.
La structuration de leur activité par de nombreux acteurs du monde des cryptomonnaies les poussent…
En tant qu'investisseur en cryptomonnaies, vous savez certainement que déclarer vos revenus est souvent une…
Les NFT ont connu une adoption rapide dans le monde de l'art après la vente…
Les contribuables réalisant des plus-values en cryptomonnaies sont généralement conscients que ces dernières sont soumises…
À six mois de la mise en application des dispositions relatives aux services sur crypto-actifs…
Les levées de fonds ont atteint des performances records en 2021 et 2022. En 2023…
View Comments